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LIBELLE - Novembre 2011 - N° 228

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LIBELLE Revue de Poésie dirigée par Michel PRADES
116, rue Pelleport - 75019 PARIS - 01 43 61 52 40 

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Patrick Aveline, Pascal Batard, Daniel Biga,
 Hélène Boissé, Hélène Bouchard,
Dominique Chipot,Komafébli, Michel Prades,
Daniel Py, Hafsa Saifi, Martine  Silberstein,
Patrick Simon, Nicolas Terlin, Olivier Walter.

Lorsque le soleil
Nous brûle
Jusqu'aux os
Et que les salamandres
Font mourir
Nos fontaines
On quémande
A l'olivier l'ombre
A boire
Sous ses rameaux.                                                                         

Hafsa Saifi

 

L’ARBRE

 C’était un grand terrain penché sur le coteau
Regardant la vigne et la rivière
Avec un arbre sur la droite
Quand on remontait,
La cabane du père François était le dernier lien
Peut être la barque aurait pu, mais elle s’était noyée
On ne voyait plus que la chaine
Tendue. 

La vie construite de toutes nos petites lâchetés
Comme des miettes dans le lit
Nous gratte
Fait des rougeurs
On reste là quand même,
Attendre
Ne sachant quoi. 

C’était un grand terrain penché sur le coteau
Regardant la vigne et la rivière
Avec un arbre sur la droite
Quand on remontait.                                                                

Pascal Batard

 

Les nuages passent
m'apprenant du même coup
à passer.                                                                                   

Hélène Boissé

Entre mouches noires
et papillons blancs
partager ses bleuets.                                                         

Hélène Bouchard


Chaque poème
une fleur qui perce la neige
du papier.                                                                                         

Daniel Py
 

                    Sur ma main de mortel
se pose
                   un papillon.                                                                     

Olivier Walter

 

Pour qu’un peu de toi-même, semblable à ton écho,
S’entende auprès de moi, j’imite tes mouvements.
Ce que tu fais, je fais à l’identique,
Pour reproduire ton toi-même, ou presque, à mes côtés. 

Comme toi tu peux être, dans l’acte et la pensée,
J’en calque le principe, dessus mes mires vierges,
Afin que lorsque j’use et d’actions et d’esprits,
Je vise à faire pareil, à ce que je vis qu’il fut. 

Bien sur, je suis plus lourds et moins fluide aussi ;
Quand toi tu es la plume et moi le moellon,
Jamais je ne puis atteindre, ta doucereuse attitude. 

Enfin, si je copie d’être, comme ce que tu es, c’est simplement,
Lorsque tu es lointaine pour perpétrer ton essence et faire
Exister  ton toi-même, encore, durant auprès de moi.       

Nicolas Terlin

 

L'ombre
et le stylo se rejoignent
au bout de la plume.                                                                    

Daniel Biga

 

L’INSTANT PRÉSENT

Il ne le cueille plus, mais l’affronte chaque jour.
La raison l’entend de façon incrédule.
Elle est déréglée la pendule,
Et le vent et la brize autour.                                                         

Komafébli

 

Du ciel descendent des météorites crevées
qui explosent et crevassent le sol.
La mer avance,
Les arbres se couchent déracinés
mais nous restons soudés l’un à l’autre.                                

Michel Prades

  

Roulant vers l'ouest
la lune sur l'horizon
un peu plus longtemps.                                                   

Dominique Chipot

 

Première chaleur
la boulangère a piqué une pâquerette
à son décolleté

Jean Antonini


Gardienne des corps
la lune plus pâle qu'eux
sur le sable brun                                                                       

Patrick Simon

L’INVITATION 

Laisse-moi t’aimer
encore et encore
ouvrir mes bras
à tes yeux qui m’épient. 

Laisse-moi t’aimer
encore et encore
à me tatouer de la chaleur
de ta peau que je chéris. 

Laisse-moi t’aimer
encore et encore
à m’encenser de l’odeur
de prairie de notre lit. 

Laisse-moi t’aimer
encore et encore
à te graver une ligne de cœur
sur ta ligne de vie. 

Laisse-moi t’aimer
encore et encore
à voir sur nos corps
filer l’ombre de la nuit. 

Laisse-moi t’aimer
encore et encore
à voir mugir le Silence
devant nos cheveux blanchis.                                                                                                   

 Michelle Accaoui Hourani


Un long bisou tout doux
Un tendre baiser sucré
Une caresse glissée dans le cou
Dans le creux de l’oreiller.                            

Martine  Silberstein - extrait de « Corps et âme »

 

NEIGE AU SUD 

Petit jour de montagne
Le pays lumière
Se réveille sonné.
Un lourd balandran
Sur l’échine.
Le vallon de l’amandier
S’ébroue
Sous sa meringue craquelée.
Et moi le marcheur
Faim rivée à la tripe.
Je feuillette
Ses sentiers disparus
Et ce climat incognito.
Je patrouille
Guêtres aux chevilles.
La bauxite éteinte
L’ajonc informe
Le mutisme des cigales.
La pinède bouche bée
Qui colle des ronds de buée
À la vitre du ciel.
L’air blanc
Qui respire à peine.
L’impassible tourmente
Qui travestie
Mes paysages céladon.
Et moi le marcheur
Faim rivée à la tripe
Qu’une haleine arctique
Se plait à labourer.
Autant qu’un soc affuté
Travaille le profond
La glaise et sa ride
Je plante sur mon visage
Un sourire glacé.                                                    

Patrick Aveline


Chronique

JOYEUSES ANNÉE TOUTES L’ANNÉE suivi de SANS LUI de Nicole Sigal (Théâtre) Couverture de l’auteur aux Éditions « de L’Amandier » 56 boulevard Davout 75 020 Paris & « Le bruit des autres »  15 rue Jean-Baptiste Carpeaux 87 100 Limoges. Publié avec le soutien du Centre national du livre du Conseil régional du Limousin & l’aide du Centre régional du livre - 2011.
Elle s’attaque à pas mal d’images d’Epinal de notre temps. Elle rit où cela fait mal. Du rire qui mord à belles dents.   extrait de la préface de Gilles Costas

VOUS PRENDREZ BIEN ENVORE UN VERS de Roland Jourdan (Amusette poétique) 6 rue René Rieu 95 870 Bezons aux Éditions « Le Journal à Sajat » 37 rue Henri Sellier 18 000 Bourges - 2011.
 Roland Jourdan est de ceux qui luttent pour la poésie retrouve l’éclat qu’elle n’aurait jamais dû perdre. Après le succès de son recueil,  vous prendrez bien un vers, il a ajouté le mot encore à son titre pour nous présenter sa nouvelle production : ce sont des petits tableaux de quelques vers, bien moulés, bien arrondis, quatrains, quintiles ou sixains. Louis Delorne

 SURVITUDES de Stephen Blanchard (Poésie) 19 allée du Mâconnais 21 000 Dijon Lac. Illustration de couverture « L’abandonné » de Anita Claassens. Collection Florilège aux Éditions « Les Presses Littéraires » rue des Imprimeurs 66 240 Saint-Estève - 2010.
Écrire, c’est faire d’une souffrance l’usage ensoleillé du Verbe. Le poète est l’homme du don, qui transcende son égocentrisme en générosité. C’est cela  Stephen Blanchard ! Puisse-t-il ne pas connaître le bonheur, celui qui tait les impulsions, qui stérilise la création, qui porte à l’impuissance et au contentement stérile ! Puisse-t-il demeurer le Poète, le Meneur d’homme, le Conquérant de ses deux pôles ! extrait de la préface de Michel Lagrange

 Concours

 1 - Poésie
2 - 1er février 2012
3 - « Cercle Amélie Murat  » 3 Quartier de la Basse Cour - Jussat 63 450 Chanonat

1 - Poésie
2 - 21 mars 2012
3 - « Salon Orange »  BP 2160 – 51 081 Reims cedex ou par e-mail à martinegaspard@orange.fr

1 - Concours International « Les Cordées »
2 - 31 mars 2012
3 - Association « Paralysés de France » & « Regards » Marie-Agnès Brossard - 50, avenue Edouard Millaud  69 290 Craponne

1 - Édition Poétique Yolaine & Stephen Blanchard, de la Ville de Dijon, de la Ville Beaune & « Entrée des Artistes »
2 - 31 décembre 2012
3 - Association « Les Poètes de l’Amitié - Poètes sans frontières » 19 allée du Mâconnais 21 000 Dijon-Lac 

1  - Genre
2 - Clôture des inscriptions 
3 - Demander le  règlement contre une enveloppe timbrée aux adresses indiquées